Les finales de tours
Tour active avant tout ; tour derrière les pions passés ; Lucena pour gagner (le pont), Philidor pour tenir (la 3e rangée).
Les principes
- Activité : une tour active (sur la 7e rangée, derrière un pion passé, coupant le roi adverse) vaut souvent un pion. Une tour passive, collée à la défense d'un pion, perd souvent.
- Derrière le pion passé : le sien pour le pousser, celui de l'adversaire pour le freiner.
- Couper le roi : une tour sur une colonne ou une rangée peut empêcher le roi adverse de revenir.
Deux positions à connaître
- Lucena (pour gagner) : le roi est devant son pion sur la 8e rangée, le roi adverse coupé. On amène sa tour sur la 4e rangée pour faire « un pont » : quand le roi sort, la tour s'interpose contre les échecs.
- Philidor (pour tenir) : le défenseur garde sa tour sur sa 3e rangée (la 6e de l'attaquant) pour empêcher le roi adverse d'avancer ; quand le pion arrive sur cette rangée, le roi attaquant n'a plus d'abri : la tour file tout au fond, sur la 1re rangée de l'attaquant, et donne des échecs par derrière.
La règle de Tarrasch
La tour se place derrière le pion passé, le sien comme celui de l'adversaire. Derrière son propre pion, plus il avance, plus la tour gagne de la portée ; devant lui, elle bloque sa case de promotion. Derrière le pion adverse, elle le freine en gardant toute sa liberté.
Le roi escorte le pion
Avec un pion passé, le roi marche à côté de lui : il protège les cases devant le pion et repousse la tour adverse.
Pièges à éviter
- Ne mélange pas les deux : Lucena = gagner avec le pont ; Philidor = tenir avec la 3e rangée puis les échecs par derrière.